Biographie
La flamme de l'ambition n'a jamais quitté Nicolas Sarkozy. Jeune militant, déjà, il confiait à son meilleur ami, Patrick Balkany, qu'il serait un jour à l'Elysée. En 2007, il atteint son rêve en succédant à son mentor politique, Jacques Chirac.
Elevé, avec ses deux frères, par sa mère, Nicolas Sarkozy grandit dans un certain confort matériel. Après des études de droit et de sciences politiques, il décide de devenir avocat. En parallèle, il s'engage en politique et rejoint très tôt le mouvement gaulliste. Installé dans les Hauts-de-Seine, il est très vite remarqué par Charles Pasqua, qui l'aide à franchir progressivement les échelons dans le département. Conseiller municipal à Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy en veut plus. A la surprise générale, il brigue la mairie en 1983, coiffant sur le poteau Charles Pasqua, pourtant principal prétendant. Elu, il devient, à 28 ans, l'un des plus jeunes maires de France.
Apprécié de Jacques Chirac, il rejoint alors le cercle de ses fidèles soutiens. Engagé aux côtés du patron du RPR, il est élu député. En 1993, il entre au gouvernement d'Edouard Balladur, comme ministre du Budget et porte-parole. Il se lie alors d'amitié avec le Premier ministre, et décide de le soutenir dans la course à l'Elysée en 1995, contre Jacques Chirac. Pour beaucoup, c'est une trahison impardonnable, une division dont la droite porte encore les stigmates. La défaite d'Edouard Balladur conduit à un isolement de Nicolas Sarkozy au sein de sa propre formation politique. Conspué lors de rassemblements du RPR, c'est le temps de la disgrâce et de la traversée du désert.
Il ne revient en grâce qu'en 1997. Philippe Séguin, qui dirige alors le parti gaulliste, lui fait une place au sein de la direction du mouvement. Deux ans plus tard, Nicolas Sarkozy est contraint, au retrait de Philippe Séguin, de conduire, conjointement avec Alain Madelin, la liste RPR-DL aux européennes de 1999. C'est un cuisant échec pour la droite pro-européenne, devancée par la liste souverainiste de Philippe de Villiers. Nicolas Sarkozy se retire alors de la vie politique nationale et se consacre au cabinet d'avocats qu'il a fondé. Il revient sur le devant de la scène en 2002. Jacques Chirac décide d'enterrer la hache de guerre et le nomme, sur les conseils d'Alain Juppé, au ministère de l'Intérieur. Débute alors la grande ascension politique. Nicolas Sarkozy endosse l'habit du premier flic de France et soigne son image. Volontiers autoritaire, il déclare la guerre "aux voyous" et décrète la "tolérance zéro". Les querelles du passé oubliées, il s'attire alors la sympathie d'une bonne partie de l'opinion et l'admiration des parlementaires de son camp. Il concentre les critiques de la gauche au sujet de sa politique sécuritaire, mais les chiffres de la délinquance générale baissent et sa popularité s'envole. En 2004, il prend la tête de l'UMP. Avec le soutien affiché des militants, il devient logiquement le candidat de sa famille politique à l'élection présidentielle de 2007.
Redoutable compétiteur, il l'emporte face à la socialiste Ségolène Royal, à l'issue d'une campagne électorale marquée par le slogan "travailler plus pour gagner plus".
A l'Elysée, de par son style et ses méthodes, Nicolas Sarkozy bouleverse les codes politiques traditionnels. Omniprésent, il est sur tous les fronts et n'hésite pas à piétiner le champ d'action de Matignon et de ses ministres. Avec les crises géopolitiques rencontrées, et la crise économique de 2008, les défis mondiaux auxquels est confronté Nicolas Sarkozy sont majeurs. Mais le manque de visibilité de l'action gouvernementale et le style décomplexée affiché par le Président le font finalement plonger dans les sondages.
Nicolas Sarkozy est candidat à sa propre succession.
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